UN PAYS QUE J'AIME BIEN ET QUE JE PORTE EN MON COEUR
AUJOURD'HUI DÉNOMMÉ BÉNIN , ALORS QU'A MES PREMIERS PAS IL S'APPELAIT LE DAHOMEY
Les villes soulignées en rouge sont celles ou j'ai vécu
je ferai plusieurs billets sur le bénin
Le Bénin est un petit pays de l'Afrique de l'Ouest. Il a la forme d'un coup de poing enfoncé dans l'Afrique à partir du Golfe de Guinée. Il est coincé entre le Nigeria, à l'Est, le Togo, à l'Ouest, l'océan Atlantique au Sud et le Burkina Faso et le Niger au Nord. Il a une superficie de 115.700 km2.
Sa capitale officielle est Porto-Novo, où siège l'Assemblée Nationale. La ville de Cotonou, qui abrite les principaux organes administratifs, fait office de capitale de fait du Bénin.
La population du Bénin est d'environ 6,2 millions de personnes (est. 2000). Son économie est essentiellement basée sur l'agriculture, qui occupe plus des deux tiers de la population active.
Nom (actuel) République du Bénin
Ancien nom République du Dahomey jusqu'en 1975
Localisation géographique Afrique de l'ouest
Fuseau horaire GMT + 1
Code ISO BJ
Superficie 112.622 km2
Frontières Burkina Faso: 306 km; Niger: 266 km; Nigeria: 773 km; Togo: 644 km; Maritime: 121 km.
Population 6.200.000 habitants
Taux de croissance pop. (est. 2000) 3.0 %
Capitale Porto-Novo (officielle); Cotonou (Gouvernement)
Date d'indépendance 1er août 1960
Type de système politique Multipartisme avec régime de type présidentiel
Langue officielle Français
Principales langues Fon, Adja, Yoruba, Batonu
Hymne national L'Aube nouvelle
Principales ethnies, Fon, Adja, Yoruba, Bariba
Principales religions Animisme, Christianisme, Islam
PIB 1999: (parité des pouvoirs d'achat) $8.1 milliards de $ US
PIB par habitant (2000) 240.000 F CFA
Taux de croissance du PIB (2000) 5.%
Taux d'inflation (2000) 3.1%
Monnaie Franc CFA: 1FF=100 F FCA
HISTOIRE DU BÉNIN
Les royaumes africains
Les trois royaumes d’Allada, de Porto Novo et de Dã Homè - dans le ventre du roi Dã - furent fondés par les Fons, qui occupent le sud du pays (le nom de Dahomey fut donné à l’ensemble du pays après la conquête française). Selon la légende, la fille du roi de la ville de Tado (sur le fleuve Mono) fut fécondé par un léopard, alors qu'elle allait puiser de l'eau. Le fils qu'elle mit au monde est le fondateur de toute la dynastie. Ses descendants fondèrent un royaume à Allada au XVIe siècle. Le siècle suivant, trois frères se disputèrent le trône ; le premier, Kopkon garda le royaume d'Allada, le deuxième, Do-Aklin fonda Abomey et le troisième, Adjatché qui devint plus tard Porto-Novo. Le royaume d'Abomey fut fondé en 1625, mais c'est entre 1645 et 1685 qu'il devint un état puissant. Le roi Houegbadja, petit fils de Do-Aklin, voulut annexer un état voisin dont le roi, Dã, le défia de s'installer sur son ventre. Dã fut défait, décapité à Abomey et son corps fut jeté dans les fondations du palais qui était alors en construction. Le Dã Homè était né.
Au XVIIIe siècle, Allada et Ouidah où existaient des forts Européens furent annexés.Les européens développèrent leurs forts en véritable base miltaire afin d´imposer aux ethnies côtiéres une menace miltaire pour qu´il leurs fournissent des esclaves. C'est le roi Guézo qui consolida le royaume en attaquant régulièrement les Yorubas au Nigeria, ce qui lui procurait des esclaves. Son successeur, le roi Glélé, irrita cependant les français par son attitude belliqueuse et par la part active qu'il prenait dans la traite des noirs. Par le traité de 1863, il autorisa les français à s'installer à Cotonou. Mais la présence de ceux-ci entravait la traite des noirs et le roi Béhanzin leur fit la guerre. Le Traité de Ouidah qui plaçait Porto-Novo et Cotonou sous tutelle française fut signé en octobre 1890. Ce même traité prévoyait le versement par la France d'une pension au roi du Dahomey. Le roi Béhanzin ne s'en contenta pas et repris ses raids. Il fut cependant défait en 1892 par le colonel Alfred-Amédée Dodds et dut prendre la fuite. Abomey devint alors un protectorat français et Béhanzin fut déporté en 1894. Allada et Porto-Novo, eux aussi placés sous protectorat, formèrent avec Abomey la colonie du Dahomey.
La colonie du Dahomey
Au début du XXe siècle, les trois royaumes cessent d'être autonomes et sont confondus dans un ensemble divisé en cercles gérés par des administrateurs et cantons gérés par des chefs africains. Pendant la Première Guerre mondiale, des troubles éclatent dans le nord du pays après l'envoi de troupes autochtones sur le front européen. À la fin de la guerre, la colonie se structure : les moyens de communication se développent, la production agricole se rationalise et la scolarisation augmente. Sous l'influence de missions catholiques et protestantes d'une part, de l'enseignement laïc d'autre part, un enseignement primaire et secondaire se met en place. Intégrés dans l'Afrique occidentale française (AOF), les Dahoméens entrent dans la fonction publique et servent dans d'autres territoires de la fédération ; le pays est alors souvent qualifié de Quartier latin de l'Afrique.
Gouverneurs de la Colonie du Dahomey
* (1894-1900) - Victor Ballot
* (1900-1906) - Victor Liotard
* (1906-1908) - Charles Marchal
* (1908-1909) - Jean Jules Émile Peuvergne
* (1909-1911) - Henri Malan
* (1911-1912) - Émile Merwart
* (1912-1917) - Charles Henri Adrien Moufflard
* (1917-1928) - Gaston Léon Joseph FourN
* (1928) - Lucien Eugène Geay
* (1928-1930) - François Joseph Reste
* (1931-1932) - Théophile Antoine Pascal Tellier
* (1932-1933) - Louis Aujas
* (1933) - Louis Placide Blacher
* (1933-1934) - Marcel de Coppet
* (1934) - Maillet
* (1934) - Marchessou
* (1934-1935) - Jean Desanti
* (1935-1937) - Maurice Bourgine
* (1937) - Henri Étienne Martine(?t)
* (1937) - Bonvin
* (1937-1939) - Ernest Gayon
* (1938-1941) - Armand Annet
* (1941-1944) - Léon Truitard
* (1944-1945) - Maurice Assier De Pompignan
* (1945-1946) - De Villedeuil
* (1946-1948) - Robert Legendre
* (1948) - Jean Chambon
* (1948-1951) - Jacques Boissier
* (1949-1951) - Claude Valluy
* (1951-1955) - Charles-Henri Bonfils
* (1955-1958) - Marc Casimir Biros
* (1958-1960) - René Tirant
L'INDEPENDANCE DU BENIN
Le Dahomey indépendant (1960-1972)
Comme beaucoup de pays africains, le Dahomey accède à l’indépendance en 1960, le 1er août, une nouvelle constitution est adoptée et le cherf de gouvernement, Hubert Maga, devient le premier président de la jeune république. Pour éviter les effets néfastes du tripartisme dahoméen, un parti unique (Parti dahoméen de l’Unité) est formé, mais des troubles sociaux et politiques entraînent le coup d’État militaire du colonel Soglo (28 octobre 1963).
En janvier 1964, le pays revient à la gestion civile. Sourou Migan Apithy puis Justin Ahomadegbe assurent les fonctions de président, mais une nouvelle crise politique conduit les militaires à reprendre le pouvoir. Le général Soglo préside alors un Comité de rénovation nationale qui entreprend d’assainir l’économie et les finances du pays, mais des grèves éclatent en 1967. le gouvernement est renversé le 17 décembre par le commandant Maurice Kouandete qui met en place un comité révolutionnaire chargé de superviser l’action du gouvernement provisoire, de constituer une commission constitutionnelle et de contrôler les biens des anciens gouvernants. La nouvelle Constitution, approuvée le 31 mars 1968, établit un régime de type présidentiel. Emile Derlin Zinsou devient président, mais est renversé par un nouveau coup d’État qui le remplace par une direction militaire le 10 décembre 1968. Un Conseil présidentiel composé des trois partis traditionnels est instauré le 7 mai 1970 ; il met en place une organisation qui doit permettre la cohabitation des trois chefs des partis traditionnels.
La république populaire du Bénin (1974/1990) [modifier]
Ainsi, en novembre 1974, Mathieu Kérékou décide de diriger le pays dans une voie marxiste-léniniste. Le peuple n'en revient pas, les notables et autres diplomates restent abasourdis par la nouvelle.
En 1975, pour réduire le poids politique du Sud, le nom de Dahomey fut symboliquement abandonné pour celui de Bénin, du nom du royaume qui s'était autrefois épanoui au Nigeria voisin. Le pays devient la « République populaire du Bénin ».
Mathieu Kérékou interdit le vaudou (paradoxalement, Mathieu Kérékou lui même aura des années plus tard un marabout personnel), la religion traditionnelle bien implantée dans le Sud. Une nouvelle Constitution, instaurant un régime à parti unique, fut promulguée en 1977. La même année, une tentative de coup d'État appuyée par des mercenaires échoue et durcit le régime qui devient militaro-marxiste. Malgré tout, le marxisme-béninisme s'avère moins mauvais que d'autres, et on s'apitoie davantage sur le sort des voisins Togolais que sur le sien.
Le Bénin tenta de vastes programmes de développement économique et social mais sans de bons résultats à l'arrivée. Signe de pragmatisme et de modération, les trois anciens présidents, Maga, Apithy et Ahomadégbé (emprisonnés en 1972) furent libérés en 1981.
Élu président par l'Assemblée nationale révolutionnaire en 1980, réélu en 1984, Mathieu Kérékou échappe à trois tentatives de coup d'État en 1988.
En 1987, les plans du FMI imposent des mesures économiques draconiennes : prélèvements supplémentaires de 10% sur les salaires, gel des embauches, mises en retraite forcées. En 1989, un nouvel accord avec le FMI sur un programme d'ajustements des structures économiques provoque une grève massive des étudiants et des fonctionnaires, réclamant le paiement de leurs salaires et de leurs bourses.
En cette fin des années 1980, le pouvoir populaire n'a guère plus que quelques milliers de convaincus, une petite douzaine dit la rumeur. On finit par se demander s'il y a encore quelqu'un qui croit vraiment à ce marxisme proclamé du jour au lendemain (sans que l'ex-Union soviétique y ait imposé quelque chose). C'est ainsi que les troubles sociaux et politiques vont conduire Mathieu Kérékou à renoncer à l'idéologie marxiste-léniniste et à accepter l'instauration d'une Conférence nationale, réunissant les représentants des différents mouvements politiques.
On ne garde de l'ancien régime que le nom de Bénin qui sonne bien. La conférence est une véritable réussite démocratique. Mathieu Kérékou déclare même : « j'accepte toutes les conclusions de vos travaux ». Une nouvelle constitution est établie.
Un gouvernement de transition, mis en place en 1990, ouvre la voie au retour de la démocratie et du multipartisme. Le Premier ministre, Nicéphore Soglo, bat Mathieu Kérékou à l'élection présidentielle de mars 1991. Mathieu Kérékou s'en va « sans bruit » et devient donc l'un des rares présidents militaires parvenu par un coup d'état à être éliminé démocratiquement.
Les années du renouveau
Nicéphore Soglo rétablit le vaudou pour se concilier les pouvoirs traditionnels et fait du 10 janvier de chaque année la Journée nationale du vaudou. Cependant les ajustements structurels et la compression des dépenses publiques recommandées par le FMI viennent raviver le mécontentement général de la population. De plus, les trafics clandestins traditionnels s'épanouissent au grand jour (whisky, essence, ciment, voitures…)
Après avoir perdu sa majorité au sein de l'Assemblée législative, le président Nicéphore Soglo, accusé de népotisme par ses adversaires, est battu par Mathieu Kérékou à la présidentielle du 17 mars 1996. C'est un choc pour Nicéphore Soglo qui après avoir crié au complot, envoie ses félicitations à Mathieu Kérékou et s'en va méditer plus de quatre mois, hors d'Afrique, les raisons de ses erreurs fatales.
Démocratiquement, Mathieu Kérékou est de retour sur la scène politique béninoise, après avoir dirigé le pays pendant dix-sept années (de 1972 à 1990) dans le fiasco politique et économique de la désormais ancienne « République populaire du Bénin ».
Les élections législatives de mars 1999 donnent de justesse la victoire à la Renaissance du Bénin (RB), le mouvement de l'opposition dirigé par Rosine Soglo, épouse de l'ancien président Nicéphore Soglo. Ces élections marquent l'échec du Mouvement Africain pour la Démocratie Et le Progrès (MADEP), le Parti d'un des proches du Président Kérékou, l'homme d'affaires Séfou Fagbohoun.
Cependant, en mars 2001, Mathieu Kérékou est réélu président de la République avec 84,06% des voix. Arrivé en tête au premier tour, face à son prédécesseur Nicéphore Soglo, il sera confronté au désistement de ce dernier ainsi qu'à celui d'Adrien Houngbédji arrivé en troisième position. Ces deux candidats démissionnaires ont qualifié le scrutin de « mascarade ».
Terni par des soupçons de fraudes électorales et âgé de soixante-sept ans, Mathieu Kérékou entame donc un second mandat consécutif dans des conditions économiques fragiles.
Chefs d'État
République du Dahomey (1960-1972)
1er août 1960
Indépendance
août 1960 - 28 octobre 1963
Hubert MAGA (1916-2000)
Grèves et soulèvements populaires. Coup d'État du colonel Christophe Soglo, conseiller militaire du président Maga.
octobre 1963 - janvier 1964
Colonel (puis général) Christophe SOGLO (1912-1984)
Soglo rend le pouvoir aux civils. Des élections sont organisées en janvier 1964.
janvier 1964 - 27 novembre 1965
Sourou Migan APITHY (1913-1989)
Le 27 novembre, le Parti Démocratique Dahoméen (PDD) démet Apithy de ses fonctions et nomme Ahomadegbe à la tête de l’Etat. Le 29 novembre, Christophe Soglo met fin au blocage institutionnel en obligeant Apithy et Ahomadegbe à démissionner. Le président de l'Assemblée nationale, Tahirou Congacou, prend la tête du gouvernement provisoire.
29 novembre - 22 décembre 1965
Tahirou CONGAKOU
Coup d'État mené par Christophe Soglo, chef des armées.
décembre 1965 - décembre 1967
Général Christophe SOGLO
Coup d'État par le colonel Maurice Kouandété qui cède le pouvoir au chef des armées Alphonse Alley.
décembre 1967 - juin 1968
Lieutenant-colonel Alphonse ALLEY (né en 1930)
Suite à plusieurs crises gouvernementales et à la division entre les militaires, Emile Derlin Zinsou est choisi pour prendre la tête de l’Etat.
juin 1968 - 10 décembre 1969
Emile Derlin ZINSOU (né en 1918)
Coup d'État dirigé par Maurice Kouandété, Sinzogan et Paul Emile de Souza. Un conseil militaire désigne de Souza comme chef d’Etat.
décembre 1969 - mai 1970
Lieutenant-colonel Paul Emile de SOUZA
Rend le pouvoir aux civils. Maga est désigné comme chef d'une troïka dont font partie Apithy et Ahomadegbe. Une rotation est prévue tous les deux ans.
mai 1970 - mai 1972
Hubert MAGA (1916-2000)
Triangle tournant.
mai 1972 - 26 octobre 1972
Justin Tometin AHOMADEGBE (1917-2002)
Coup d'État de Mathieu Kérékou.
République Populaire du Bénin (1972-1991)
octobre 1972 - mars 1991
Mathieu KÉRÉKOU (né en 1933)
Battu aux élections de mars 1991.
République du Bénin (depuis 1991)
mars 1991 - mars 1996
Battu aux élections de mars 1996.
mars 1996 - mars 2006
il ne se represente pas aux élections de mars 2006.
L'espoir Boni Yayi
Depuis 2001, les difficultés économiques n'ont cessé de s'amplifier au Bénin, que ce soit dû aux difficultés économiques du Port autonome de Cotonou, au choc pétrolier, à la crise du secteur du coton, à la contrebande très étendue, aux personnels administratifs trop nombreux ou encore aux graves crises d'électricité créées par les sècheresses. Le Bénin est dans une période économique difficile que seule l'agriculture, très diversifiée parvient à maintenir compétitif face à ses voisins.
C'est ainsi que lors des élections de mars 2006, les Béninois ont décidé d'exprimer leur « ras-le bol » et que le novice en politique, l'ancien président de la Banque ouest africaine de développement(BOAD), le Dr Boni Yayi succède à la surprise générale à Mathieu Kérékou avec 75% des suffrages (notons un taux de participation fort de 76%)
Mathieu Kérékou qui a refusé de changer la Constitution pour pouvoir se représenter, n'en était pas moins opposé à Boni Yayi, trop novice à son goût.
En effet, à quelques jours des résultats l'ancien président, surnommé le caméléon, a plongé le pays dans le doute, en affirmant publiquement que lors du déroulement de l'élection il y avait eu des dysfonctionnements dans l'organisation, avec des problèmes de listes électorales et de cartes d'électeur.
Malgré cela, la coordination des observateurs internationaux indépendants s'est félicitée au cours d'une conférence de presse à Cotonou, du déroulement du second tour de l'élection présidentielle au Bénin, jugeant qu'il avait été de « très bonne tenue