RESF
Posté le 25.02.2008 par diophante
Louka KOUTATELADZE est un jeune ressortissant géorgien de 23 ans,
homosexuel, qui se trouve actuellement retenu au Centre de Rétention
Administrative de Geispolsheim dans le Bas-Rhin.
Toutes les recours possibles ont été tentés pour empêcher l'expulsion de
Louka vers la Géorgie où il a déjà subit de nombreuses brimades et
agressions physiques à caractère homophobe. Son témoignage est
d'ailleurs corroboré par un rapport de l'ILGA (International Lesbian and
Gay Association), sur les questions LGBT en Géorgie, qui date d'août 2007.
Une ultime chance de tout arrêter : une intervention de la préfecture de
Haute-Saône pour stopper l'expulsion avant que le consulat de Géorgie à
Paris ne délivre de laissez-passer qui scellera le sort de Louka.
*Louka a rendez-vous jeudi 28 février 2008 au consulat de Géorgie : il
est urgent d'agir !*Concrètement, nous vous sollicitions tous et toutes pour soutenir Louka
en faisant un geste simple et gratuit :
Mailer et/ou faxer à la préfecture de Haute-Saône une lettre de demande
d'abandon de la procédure d'expulsion .Vous trouverez également un communiqué de presse à diffuser à tous vos
contacts presse.
Merci de diffuser au maximum cet email autour de vous : nous devons être
solidaires !
Pour Louka,
La Ligue des Droits de l'Homme - Vesoul
Le collectif FestiGays - Strasbourg
RESF 67 - Strasbourg
Contact :
Dans le Bas-Rhin :
Youssef LABSATE - 06 25 91 85 92
--
Posté le 16.02.2008 par diophante
Un jeune kényan de 19 ans, récemment débouté de sa demande d'asile, s'est suicidé aujourd'hui par pendaison dans l'appartement qu'il occupait à Meudon (Hauts-de-Seine).
Selon la préfecture, le jeune homme, John Naima, né le 30 décembre 1988, était entré en France le 20 mars 2006 et avait demandé l'asile trois jours plus tard, demande rejetée par l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (Ofpra) le 6 juillet 2007.
Il avait alors saisi la Cour nationale du droit d'asile, qui avait examiné son recours le 21 janvier dernier et avait «récemment rejeté de façon définitive la demande d'asile de M. Maina».
Selon une source proche du jeune homme, venu seul en France, sa demande d'asile politique était liée à des craintes de persécutions liées à sa pratique religieuse dans son pays.
John Naima vivait dans un appartement à Meudon géré par l'association France Terre d'Asile. «C'est toujours tragique quand un garçon de 20 ans met fin à ses jours. Cela vient nous rappeler que l'exil est un arrachement et que la perte de repères peut conduire quelqu'un à commettre un acte définitif», a réagi le directeur général de France Terre d'Asile, Pierre Henry.
«Je me refuse à faire un lien entre la politique (migratoire) et la décision de ce jeune homme. Ce ne serait pas digne de vouloir exploiter à des fins partisanes cet événement», a-t-il ajouté à l'AFP.
Peut-être mais le résultat est la , et cela vient bien de cette politique de chasse à l'homme et non d'ailleurs
Posté le 15.02.2008 par diophante
Une trentaine de personnes des associations Casas et Cimade d’aide aux étrangers en situation irrégulière et demandeurs d’asile ont dénoncé vendredi à Strasbourg la multiplication des arrestations dans le périmètre proche de leurs locaux.
Les militants des deux associations, soutenues par RESF (Réseau éducation sans frontières), se sont rassemblés dans le froid devant leurs bureaux pour déployer deux banderoles sur la façade de leur immeuble.
Sur une première banderole figurent le prénom et la nationalité de 19 personnes arrêtées, parmi lesquelles des Tamouls, des Bosniaques, des Tchétchènes. Sur une seconde banderole les associations ont écrit les noms de sept expulsés.
Les associations qualifient la zone de “dangereuse” pour les étrangers qui viennent pour se faire aider dans leurs démarches ou pour chercher leur courrier. Selon elles, une voiture banalisée avec des agents de police en civil “planque” quotidiennement des heures autour de leur immeuble.
Source : AFP
Posté le 14.02.2008 par diophante
Un militant de RESF condamné pour outrage à Sarkozy
Romain Dunant doit payer une amende de 800 euros pour avoir écrit au ministère de l'Intérieur en 2006 "voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens".
Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy (Reuters)
Un militant du Réseau éducation sans frontières (RESF) a été condamné jeudi 14 février par le tribunal correctionnel de Paris à 800 euros d'amende pour outrage à Nicolas Sarkozy pour des faits datant de 2006. Il avait comparé sa politique en tant que ministre de l'Intérieur à celle de l'Etat français sous Vichy.
Romain Dunant, un habitant du Jura âgé de 35 ans, également militant de la Confédération nationale du travail (CNT, anarchiste), avait adressé le 19 décembre 2006 un courriel au ministère de l'Intérieur dans lequel il demandait la libération d'un militant marseillais de RESF, Florimond Guimard, placé en garde à vue pour s'être opposé à l'expulsion d'un parent d'élève sans papiers.
Politique "raciste"
Dans ce courriel adressé au ministre Nicolas Sarkozy, Romain Dunant écrivait: "voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (...)". Il critiquait aussi une "politique qu'il faut bien qualifier de raciste" avant d'adresser ses "salutations antifascistes" au ministre.
La 10e chambre correctionnelle a reconnu ce militant coupable d'outrage à personne dépositaire d'une autorité publique et l'a condamné à 800 euros d'amende ainsi qu'à un euro de dommages et intérêts à verser à Nicolas Sarkozy, qui s'était constitué partie civile.
"Similitude"
Lors de l'audience du 17 janvier, le parquet avait requis une amende de 750 euros au motif que "la liberté d'expression a des limites: c'est l'outrage".
Le prévenu, animateur dans un collège, n'avait pas contesté son message, qu'il avait jugé "légitime", mais son caractère outrageant, estimant qu'il y avait "similitude entre la politique actuelle d'expulsions massives de sans-papiers et celle de Vichy".
Son avocate avait expliqué que son client avait voulu faire "un parallèle politique". "C'était une politique qui était visée, pas une personne", avait-elle insisté en plaidant la relaxe.
NOUVELOBS.COM | 14.02.2008 | 12:48
LIBERTÉ D'EXPRESSION CLOISONNÉ , BAILLONÉE ..................de bush a pro life
de boutin a laissez les vivre
de horteffeu a papon
......
de sarko a musso....OU Lep... ou ....
les chemins sont ils si loin les uns des autres?
épuration,valeurs catho,du flic partout, mépris des gens qui se lèvent tôt, droit a l'info manipulé.les malades en prison Droits sociaux et du travail remis en cause; liberté d'expression en danger
si ces pratiques ne rapellent pas vichy?????
a quand les primes a la délation, aux arrestations pour délit de penser
monarchie le mot est faible et peu approprié , c'est du fascisme rampant la démocratie est en grand danger
entrons en résistance
Tout cela prouve la fragilité de ce personnage qu'est NS , en tant que chef d'état , pourquoi un chef d'état peut porter plainte alors que si je décides de porter plainte contre lui , je dois attendre la fin de son mandat ...........?
Pourquoi cette immunité en tant que chef d'état ? il ne sait même pas être au dessus de tout cela ..........ce qui prouve bien sa fragilité , ainsi que sa dangerosité
Pourquoi Romain et pas Guy Bedos ?(M. Savaric RESF25)
Romain n'est tout de même pas la seule personne en France à avoir fait le parallèle entre la politique actuelle et celle de Vichy. Il faut mettre Guy Bedos sur le coup et faire un maximum de barouf autour de cette condamnation !
Sur le site, ces déclarations de Guy Bedos : http://www.educationsansfrontieres.org/?article11191
Excellente idée que cette initiative, ainsi qu'ANNE ROUMANOFF!
Cette vidéo en dis assez long , malgré que cela date de 2007
http://www.dailymotion.com/video/x1r0v4_edwy-plenel_news
http://kroulik.blogspot.com/2008/01/guy-bobos-le-rsistant.html
http://www.youtube.com/watch?v=U1fX8ZkzULI
Posté le 14.02.2008 par diophante
Il semble que certaines mairie parisiennes demandent maintenant aux étrangers pour les PACS , je cite: " une "attestation de non inscription au répertoire civil délivrée par le ministère des affaires étrangères " A Nantes. Comme c'est nouveau, je me demande ce qui se cache là dessous. Parce en y réfléchissant un peu je pourrais bien demander un certificat de non inscription au rôle d'imposition sur les grandes fortunes par exemple ou bien sur les registres électoraux du Var ou du Pas de calais mais quel en serait l'intêret? alors pourquoi cette nouveauté? Un contrôle accrus?
vite, éclairez ma lanterne !!!
Posté le 09.02.2008 par diophante
Maria Gonzalés est une jeune femme élégante de 35 ans... c'est bien! Elle est professeur... belle profession! Elle est mariée à un professeur... rien à dire! Elle est maman de trois beaux enfants... parfait! Elle est Mexicaine et aime la France... tout est super!
Elle a un passeport en règle. Elle décide de venir voir sa cousine, étudiante et jeune fille au pair en région parisienne. Aucun problème à l'horizon! Sa soeur organisera son séjour... vive la famille!
Maria prend d'abord un billet open, car elle ne sait pas exactement la date de son voyage. Lundi 26 novembre, la voilà finalement dans l'avion. Vol sans problème. A 9 heures, sa cousine Karla attend à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. L'avion a atterri depuis déjà quelque temps, mais elle attend toujours.
Personne ne peut dire où est Maria, qui ne parle pas un mot de français. Sa cousine est inquiète, elle remue ciel et terre. On lui conseille enfin de voir la Croix rouge, qui lui apprend que Maria est à la Zapi 3, le centre de rétention de l'immigration.
On précise à Karla que Maria n'a le droit de communiquer ni avec sa famille au Mexique ni avec sa famille en France. Que lui reproche-ton? Des choses extrêmement graves: ne pas avoir une attestation signée de logement (avec preuve d'identité) ou une réservation ferme d'une chambre d'hôtel. Mais aussi de ne pas avoir une attestation d'assurance de rapatriement en bonne et
due forme -même si elle possède une carte bleue!
Somme minimale à avoir: 25 euros par jour
On reproche aussi à la touriste mexicaine de ne pas avoir sur elle, en euros, la somme minimum de 25 euros par jour pour toute la durée du séjour. Sa cousine met du temps à comprendre tout ce qu'on demande à Maria. C'est la Croix rouge qui lui indiquera que le centre de rétention exige toutes ces preuves.
C'est alors que la cousine de Maria me téléphone. Pas de problème: je veux bien prouver qu'il y a une chambre chez moi pour Maria, que connaît bien mon fils, qui vit au Mexique. En fait, il m'arrive souvent de prêter une chambre aux amis mexicains de mon fils. Il n'y avait jamais eu de problème à l'arrivée à Roissy jusque-là, alors que je n'ai jamais fourni d'attestation de logement, pourtant!
Le temps de comprendre tout cela, il se fait tard et le centre de rétention ne répond plus. C'est à l'aube, le 27 novembre, que je pars en direction de l'aéroport, toutes mes attestations sous le bras. Il se révèle alors incroyablement difficile de trouver comment se rendre au Zapi 3, dans la zone fret.
Pas de taxi pour le centre de rétention
Ce n'est pas du tout indiqué, et aucun taxi ne veut s'y rendre: "Pas assez rentable". On prend finalement un autobus jusqu'à un bâtiment sans nom en rase campagne, gris avec des petites fenêtres et des grillages très hauts.
On sonne, une voix demande ce que nous voulons. On nous répond que l'on ne rentre pas comme ça dans ces locaux. Je me fâche un peu et on nous laisse entrer. Je frappe à une porte, on me répond qu'il faut attendre: seule la police a le droit de se déplacer.
On attend. Un policier sort du bureau et nous demande pourquoi nous avons fait intrusion. Il prend tous mes papiers, justificatifs et autres preuves d'identité, et part en nous plantant là au milieu du couloir.
Le voilà de retour. Maintenant que tout est OK, peut-on voir la "coupable"? Non. Peut-on lui parler? Non. On nous suggère de rappeler vers 15 heures.
Je commence à avoir des hallucinations. Que manque-t-il? Rien: "Si elle avait eu ces papiers à l'arrivée, il n'y aurait pas eu de problème." Va-t-elle sortir, alors? Non. On nous explique que, puisque la procédure a commencé, il y a de grandes chances pour qu'elle soit remise dans l'avion.
Pour la joindre, on nous donne vingt numéros de téléphone
On ne peut toujours pas voir la "coupable". Comme j'insiste, on nous dicte vingt numéros de téléphone correspondant aux cabines téléphoniques se trouvant dans les couloirs du centre au niveau des chambres des "expulsables". On nous demande de partir. On nous dit que "c'est les nouvelles directives, un point c'est tout".
Grâce à la Croix rouge, sa cousine parvient à téléphoner à Maria, qui ne comprend toujours pas pourquoi elle est enfermée. Elle dit qu'elle a passé une nuit affreuse.
A midi, on nous apprend que Maria n'est plus au centre, mais en zone d'expulsion. On me laisse entendre que si Maria refuse l'embarquement, elle reviendra au Zapi et repassera demain devant un autre instructeur, qui sera sûrement "moins rigide"!
A trois heures, je rappelle. "On" ne sait pas, je m'énerve un peu. On confond avec un autre cas de demandeur d'asile. Je deviens folle. Dix minutes plus tard, on me dit que Maria a été embarquée sur le vol Aeromexico AM005 de 14 h 10.
Je crois que la France vient de perdre une amie.
RUE89
J'AI HONTE POUR MON PAYS
Par Christiane Chirikoff (Internaute) RUE89 15H04 07/02/2008 *
Que dire devant cette histoire réelle , si cela ce n'est pas de la chasse a l'homme c'est quoi Monsieur NS?
Vous transformer la france en un pays qui se ferme au lieu de l'ouvrir , chacun sait que la france est une terre d'asile , votre propre famille en a bénéficier ............et vous vous la transformer en un camp de concentration bien barricadés
Belle image de la france et de ce président , que je ne considére pas comme le président de la france, il faut voir les réactions des pays étrangers , c'est clair , la haine est déja contre lui dans bien des pays
Cela est purement dégueulasse
Posté le 30.01.2008 par diophante
AGENTS DE LA PREFECTURE DE L’ISERE
Dans vos murs,
on piège, on arrête, on expulse !
Un sans-papier arrêté en Préfecture
Agents de la Préfecture, un étranger vient d’être piégé dans vos services alors qu’il était accompagné par un membre de son collectif de soutien. La police, prévenue par un agent, l’a arrêté et conduit en centre de rétention pour l’expulser.
Ce n’est pas la première fois qu’on livre ainsi un sans-papier à la police dans ces lieux. Pourquoi ce zèle ? Quels crimes ont
commis ces hommes et ces femmes qui n’aspirent qu’à travailler et vivre en paix ?
Les sans-papiers sont avant tout des victimes
Comme nous, vous connaissez les souffrances qu’endurent les candidat-e-s à l’immigration.
Comme nous, vous savez les conditions de vie indignes dans les centres de rétention.
Comme nous, vous n’ignorez pas la responsabilité des grandes puissances , comme la France dans les désordres
économiques mondiaux qui nourrissent l’immigration.
Il faut résister
Même si, de par vos attributions, vous n’êtes pas tou-te-s directement concerné-e-s par le à contribution ? Quelles sont les limites du contrôle des étrangers, vous partagez dans ce lieu symbolique de la préfecture, une même communauté de travail. Fonctionnaires, nous vous appelons à rester des citoyens soucieux de l’éthique que confère l’exercice des missions
de service public.
Cette politique est détestable
La politique d’immigration choisie est détestable. Elle prélève sur les pays pauvres les personnes les plus qualifiées, les sous-paye et les met en concurrence avec les salarié-e-s d’ici. Elle rejette les moins qualifiées dans la clandestinité, les condamnant ainsi aux pires conditions d’exploitation économique.
Cette politique est insupportable également aux consciences avec son cortège de rafles et ces enfants enfermés dans des camps.
Cette politique est de surcroît illusoire : aucun mur n’empêchera les hommes de fuir les pays ravagés par la misère, la guerre ou l’arbitraire.
Cette politique vise aussi et surtout à racoler l’électorat d’extrême droite.
Débattez dans vos services
Assez de délation ! Assez de victimes ! Engagez le débat dans vos services. Quel est le sens des objectifs chiffrés d’expulsion assignés au Préfet ? Pourquoi les agents publics sont-ils mis à contribution ? Quelles sont les limites du devoir d’obéissance ?
IL FAUT RESISTER A CELA , A CETTE POLITIQUE DES ANNÉES 1936
JE VAIS CITER UN CAS , DONT JE TAIRAI NOM , LIEU ,ETC....
MALHEUREUSEMENT JE CONNAIS UNE FAMILLE IMMIGRÉE , PARLANT DE TRES NOMBREUSES LANGUES , UN DES ELEMENTS DE CETTE FAMILLE A SERVI ET SERT D'INTERPRETE DANS UN TRIBUNAL .......... ET COMBLE DES COMBLE , LA JUSTICE NE RENUMERE PAS PUISQU'ELLE N'A PAS REMUNEREE CETTE PERSONNE .
POURQUOI ?
PARCE QUE CE SONT DES ETRANGERS ?
EST-CE QUE LA JUSTICE NE VA PAS METTRE CES GENS LA DANS UN AVION ? ALORS QU'ELLE A UTILISÉE A SES FINS ET CE A TITRE GRAÇIEUX .QUELLE FUMISTERIE !
SI CELA ET L'ARTICLE DE RESF 38 N'EST PAS FRANCHEMENT UNE HONTE , SURTOUT QUAND TU AS VU LE MINISTRE DE VICHY SUR M6 , TU AS ENVIE DE LUI VOMIR DESSUS A CE PERSONNAGE ABJECT QUI SE RETRANCHE DERRIÉRE SON MENTOR QUI EST PIRE QUE LE PEN ET ÉGAL A UN CERTAIN AH
Posté le 19.01.2008 par diophante
Rien que 4 affaires de reconduite à la frontière inscrites le 18 janvier 2008 à partir de 15h
Chacune des affffaires aura droit à entre 5 minutes et 30 minutes ,(cela parait être une justice express du genre TGV , à moins que les juges soient aussi notés sur leurs résultats ) comme si l'être humain se traitait comme un vulgaire bout de papier , que l'on jette ou que l'on classe
Bellal Houari, défendu par Me Yahi Rim.Comparaitra en 1er , Le TA confirmera l’arrêté préfectoral de la moselle
Ensuite ce sera au tour Ndoye Oumar, étudiant sénagalais de Metz. défendu par la même avocate. L’arrêté du préfet de Moselle est annulé! Enfin un peu de bonté et de clémence
Au suivant
Kalashyan Mher, arménien, défendu par Me Gsell. Arrêté en France. Avait déposé une demande de droit d’asile en Allemagne, qui est resté sans réponse .Il sera renvoyé vers l'Allemagne , avec interdiction au préfet qu'il soit EXPULSE dans un autre pays , puisque son appartenance à une minorité Arménienne en danger
Reconduite à la frontiére pour Gasi Avdi, d’ex Yougoslavie, défendu par Me Yahi Rim.
Que dire à cela , sinon sa révolte et son indignation
Posté le 12.01.2008 par diophante
INCROYABLE COMPORTEMENT DE LA PREFECTURE DU HAUT-RHIN !!!
Le communiqué de presse de la Préfecture du Haut-Rhin du 09.01.2008 nous laissait à penser que la Préfecture avait renoncée à diligenter une expulsion immédiate.
Nous n’en sommes plus si sûrs maintenant. Mme Delphine FOUTA ETEMBE a été conduite à l’Ambassade du Cameroun ce matin soit-disant pour établir son identité qui est pourtant parfaitement connue.
Et bien l’Ambassade du Cameroun selon un appel téléphonique à sa famille, avait tout le dossier OFPRA devant les yeux dans lequel elle décrivait ce dont elle avait à se plaindre, et en particulier les graves violences physiques subies.
Ainsi le Consul du Cameroun l’a-t-il copieusement injuriée, lui reprochant d’avoir sali l’honneur du Cameroun, et à fait le laissez-passer sur le champ.
Delphine est en route pour l’aéroport, d’après ses accompagnateurs pour rentrer à Strasbourg au CRA de Geispolsheim.
Espérons qu’il ne s’agit pas d’un mensonge de plus, pour l’envoyer au Cameroun.
Si cela était, les personnes qui l’ont présentée à l'Ambassade et transmis les documents confidentiels sur les persécutions qu’elle a subies se seraient rendues coupables d’un acte extrêmement grave.
Ce matin, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a demandé à avoir Mme Delphine F.E. à disposition jusqu’au 07.02.2008 pour statuer sur son recours urgent. Espérons que les autorités françaises accorderont quelque importance aux décisions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Mais comme nous assistons quotidiennement à une régression supplémentaire dans le respect des droits de la personne dans notre pays, nous ne nous étonnerons de rien.
La protestation devant la politique vis-à-vis des étrangers, et ses méthodes déshonorantes dans tous le processus des expulsions, est loin d’être suffisante pour arrêter le bras des dénonciateurs et des complices des persécuteurs.
Nous vous informerons de la suite.
PREFECTURE DU HAUT-RHIN
Communiqué de presse
Colmar, le 9 janvier 2008
Mme FOUDA ETEMBE, ressortissante camerounaise, est actuellement en situation de séjour
irrégulier en France. Une pétition et des éléments complémentaires au dossier ont été déposés hier
après-midi en préfecture.
Il est nécessaire de rappeler la chronologie précise :
. Mme FOUDA ETEMBE est entrée en France le 4 novembre 2006 avec un visa de court séjour
(valable 3 mois).
. N'ayant pas regagné le Cameroun à l'expiration de ce visa, elle s'est trouvée de fait en situation
irrégulière et a fait l'objet d'un arrêté préfectoral d'obligation à quitter le territoire (OQTF), le 28 juin
2007.
. Ce n'est que le 3 juillet 2007, qu'elle dépose une demande d'asile. Avant ce 3 juillet 2007, elle n'a
jamais fait mention d'un passé conflictuel avec les autorités de son pays : l'arrêté du 28 juin 2007 ne
pouvait donc intégrer cette dimension, aujourd'hui mise en avant par l'intéressée et ses soutiens.
. Après un examen en urgence, l'OFPRA a rejeté la demande d'asile le 13 août 2007.
Appel a été formulé par Mme FOUDA ETEMBE devant la Cour Nationale du Droit d'Asile : la
décision de celle-ci n'a pas encore été rendue.
Il faut noter qu'un tel recours n'est pas suspensif d'une décision de reconduite à la frontière.
. Parallèlement, Mme FOUDA ETEMBE a présenté un recours gracieux contre l'OQTF le 4 juillet
2007, rejeté le 17 septembre, en l'absence de caractère probant et personnel des documents fournis sur
sa situation au Cameroun.
. Enfin, Mme FOUDA ETEMBE n'a contesté l'OQTF devant le tribunal administratif que le 26
novembre 2007, c'est à dire hors délai (1 mois). Ce recours n'a donc pu être examiné.
. Par décision du juge des libertés et de la détention, Mme FOUDA ETEMBE est placée en rétention
jusqu'au 13 janvier 2007.
. Elle sera présentée le jeudi 10 janvier au Consulat du Cameroun, pour reconnaissance de son
identité, puisqu'elle dit avoir perdu son passeport après son arrivée en France.
Pour permettre l'examen des éléments remis mardi 8 janvier en préfecture et laisser aller jusqu'au bout
l'examen du recours formulé en matière de droit d'asile, le préfet a décidé que la situation de Mme
FOUDA ETEMBE ferait l'objet d'un nouvel examen après la décision de la Cour Nationale du Droit
d'Asile. Celle-ci devrait intervenir dans les prochaines semaines.
Contact : M. Patrick PINCET, secrétaire général de la préfecture du Haut-Rhin
7, RUE BRUAT, B.P. 10489 - 68020 COLMAR CEDEX - TÉL. 03 89 29 20 00 - www.haut-rhin.pref.gouv.fr
Je ne ferai pas de commentaires sur cela tellement c'est écoeurant , surtout de la part du pays des droits de l'homme .
La répression à tous les étages , même dans les sous-sols en cette république monarchique qui dérive vers du connu , j'espéres que les français seront moins cons que cela
Posté le 10.01.2008 par diophante
DNA / Strasbourg : Plus de 700 personnes expulsées
Aucun incident majeur n’est à déplorer pour 2007 au centre de rétention de Geispolsheim, près de Strasbourg. Mais pour la Cimade, les quotas imposés aux préfectures depuis l’année dernière ont amené en rétention de nombreuses personnes qui n’avaient rien à y faire.
Fin décembre, les forces de l’ordre sont intervenues dans deux centres de rétention de la région parisienne afin de ramener le calme dans ces locaux où sont « retenues » plus de 280 personnes. Hier dans le Val-de-Marne, un Moldave de 36 ans s’est entaillé les veines dans le local de rétention administrative de Choisy-le-Roi avant son expulsion. Aujourd’hui, des militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) devraient être à l’aéroport de Strasbourg pour protester contre l’expulsion d’un Marocain de 23 ans, en France depuis 9 ans et « retenu » à Geispolsheim depuis début décembre.
« L’année 2007 a vu se durcir considérablement les conditions de traitement des personnes en situation irrégulière sur le territoire français, » explique Muriel Mercier, coordinatrice interrégionale de la Cimade, seule association autorisée à pénétrer dans les centres de rétention administrative (CRA).
« Nous n’avons pas connu de rebellions au centre de Geispolsheim comme en région parisienne, pointe-t-elle, car les conditions de rétention sont plutôt bonnes. Les "retenus" ont accès à un confort acceptable, ils ne sont pas obligés de s’asseoir par terre comme à Metz, par exemple. »
Le centre de Geispolsheim peut accueillir 36 personnes ; les "retenus" sont actuellement 22. Mais il est parfois complet, selon la Cimade dont les statistiques font état de 827 personnes retenues dans ce centre en 2007. La grande majorité de ces personnes (703) ont été expulsées vers leur pays d’origine, selon diverses procédures (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, obligation de quitter le territoire français...). La gendarmerie, qui gère le centre de Geispolsheim, fait état de 839 retenus en 2007 (943 en 2006), dont 60% environ ont fait l’objet d’une mesure d’éloignement.
Traités comme des délinquants
« A cause des quotas - le ministère de l’intégration et de l’identité nationale a fixé un objectif de 25 000 expulsions par an -, reprend Muriel Mercier, nous voyons arriver en rétention des personnes qui n’avaient rien à y faire. Ainsi, un Albanais, qui vivait légalement en Suisse et qui était venu en touriste en Alsace pour le week-end, a été placé en rétention. Il y a quelques années, on lui aurait simplement fait remarquer qu’il ne pouvait séjourner en Alsace, et demandé de rebrousser chemin. Aujourd’hui, on l’embarque, pour les statistiques. »
Plus généralement, la Cimade déplore que les personnes interpellées en situation irrégulière soient traitées comme des délinquants : « Ils arrivent menottés au centre, relate Muriel Mercier. Ils ne comprennent pas ce qu’ils ont fait pour justifier un tel traitement. On passe notre temps à leur expliquer, à dédramatiser et à leur détailler leurs droits, car le délai de recours contre un arrêté de reconduite est de 48 heures. »
Pierre France
Édition du Sam 5 jan. 2008